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Robert Solow célèbré pour son engagement politique

Mais sa théorie de la croissance n’a aucune valeur scientifique

par Jacques Garello
janvier 8, 2024
in Actualité, Personnalités
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Robert Solow célèbré pour son engagement politique
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Keynésien, gauchiste, ami et conseiller de Kennedy et Clinton, s’ingérant dans la politique française[1] : Robert Solow avait toutes les qualités pour être salué comme un économiste hors pair par l’ensemble de la presse et des médias français.

J’ai quelque raison de rétablir la vérité puisqu’à Vancouver en 1992, à l’occasion de la réunion de la Société du Mont Pèlerin[2], j’avais reçu mission de commenter la théorie de la croissance  de Robert Solow, j’ai donc étudié avec application Robert Solow et son œuvre.

Le facteur résiduel

Je commence par rendre à Robert Solow ce qui est à Robert Solow. En 1957 sous la direction de W. Léontieff, professeur à Harvard, il soutient une thèse sur la croissance économique et il publie un article qui met en évidence un concept jusque-là inconnu : le facteur résiduel[3].

Il s’agit d’une révolution dans la science économique, d’autres grands économistes américains à l’époque (comme K. Arrow) ne cachent pas l’intérêt du concept. C’est en effet une totale rupture avec la pensée de Ricardo et Marx, qui avaient imaginé deux facteurs de production, et deux seulement : le capital et le travail. Grâce à son « grand père », Marx avait trouvé ce qui l’intéressait : comment les propriétaires du captal pouvaient spolier ceux qui n’apportaient que leur travail : naissance du communisme et de la lutte des classes.  Encore aujourd’hui cette idée hante l’esprit des politiciens et des syndicalistes, mais aussi de l’opinion publique assez ignorante de la science économique.

Pour simplifier le problème j’utilise les expressions désormais courantes en science économique : Solow fait des calculs sur la valeur de la production et observe que cette valeur ne se limite pas à la somme des investissements réalisés et de la masse des salaires versés. Ces « facteurs primaires » ont une productivité croissante, on pourra parler de la « productivité globale des facteurs de production », et constater que cette productivité ne cesse d’expliquer : ici serait la source de la croissance économique. Donc il y a un « facteur résiduel » au-delà des facteurs primaires.

Mais, mieux encore, Solow mesure ce facteur résiduel et dans son article de 1957 il établit que ce facteur n’est pas un simple appoint, mais tout au contraire explique la plus grande partie de la valeur créée : jusqu’à 80 % dit-il. Cela explique deux choses : la première c’est que Solow reçoit le Prix Nobel d’Economie en 1987, la deuxième c’est que sa théorie ridiculise la thèse des monétaristes de Chicago qui estimaient que les crises, accidents de la croissance, étaient simplement dues à la mauvaise gestion de la monnaie.

Le marché et l’entrepreneur

N’étant ni keynésien ni monétariste j’ai proposé une lecture de la croissance à partir d’une autre approche de la science économique : celle de l’école autrichienne.

Il y a au départ une erreur méthodologique incontestable : comment mesurer et expliquer la croissance à partir d’un modèle mathématique macro-économique ? Solow n’a jamais caché qu’il avait lui-même du mal à maîtriser les données et leur modélisation et il s’est fait aider par les économètres de Harvard pour mener et étayer sa théorie. Mais il est vrai qu’à Harvard, et sous l’influence de Léontief d’ailleurs[4], on estimait que la science économique était la science des chiffres, alors que pour les autrichiens elle est la science des comportements humains.

Mais, fondamentalement, à quoi serait dû le « facteur résiduel » ? Pourquoi la productivité globale du capital et du travail aurait-elle augmenté de façon si importante ? La réponse de Robert Solow était apparemment simple : à cause du progrès technologique. Mais d’où vient ce mystérieux progrès ? C’est ici que le keynésianisme reprend ses droits et donne l’explication : ce sont les investissements et les équipements publics qui stimulent la croissance. On va même, avec la courbe de Phillips, suggérer que le taux de chômage diminue quand augmente la dépense publique. Malheureusement la courbe de Philipps va changer rapidement de pente : la dépense publique accroît le chômage et ne le réduit jamais.

C’est dire que la croissance soutenue que connaissent la plupart des pays libres dans le dernier quart du 20ème siècle vient d’ailleurs, et l’école autrichienne rappelle qu’il existe un réseau de relations contractuelles entre des millions de personnes, et ce réseau s’appelle simplement le marché. Le marché n’est dirigé par personne, il est la rencontre de millions de producteurs et de consommateurs qui se livrent à un jeu gagnant pour tous. Sur le marché le rôle des entrepreneurs est décisif, parce qu’ils sont les intermédiaires entre d’une part les facteurs de production disponibles et d’autre part les besoins des consommateurs. Le marché fournit aux entrepreneurs les signaux révélateurs de déséquilibres à résorber : les prix et les profits. Certes les entrepreneurs ne sont pas des « supermen » prenant des risques inconsidérés comme le suggérait Schumpeter[5]. N’importe qui peut entreprendre s’il a conscience qu’on peut faire mieux que ce qui existe actuellement. Il existe un art d’entreprendre « entrepreneurship » qui est justement rémunéré par le profit. L’entrepreneur a une qualité importante : il sait observer (alertness, il est en éveil) de sorte qu’il a une antériorité d’information sur les concurrents existants ou potentiels[6].

Dans ces conditions on comprend bien pourquoi Solow et les économistes keynésiens et socialistes ont la sympathie de la classe politique : ils justifient l’économie dirigée, la planification, le contrôle des prix et des profits. Ils fournissent les armes de destruction du marché, du libre échange et de la libre entreprise. Leur position n’a rien à voir avec la science économique, elle est purement politique, étatiste et protectionniste.

[1] En 2027 dans les colonnes du Monde Robert Solow a été l’un des 25 prix Nobel demandant aux électeurs français de ne pas voter pour Marine Le Pen : curieuse démarche pour un homme de science étranger !

[2] La Société du Mont Pèlerin a été créée en 1947 par des économistes, juristes, historiens et philosophes libéraux, parmi lesquels Hayek et Friedman. Il y a une dizaine de Français actuellement membres de la Société, mais nous avons perdu récemment Fred Aftalion, Florin Aftalion et Gérard Bramoullé. Pascal Salin a présidé la Société 1994-1996. La Société a eu huit prix Nobel d’Economie. 

[3]  Technical Change and the Aggregate Production Function » The Review of Economics and Statistics, 1957

[4] J’ai eu l’occasion de discuter longuement avec W.Leontieff à Paris en 1988, il avait dû sa célébrité parce qu’il avait été le premier à utiliser les tout premiers ordinateurs pour mesurer les flux économiques circulant dans l’activité économique globale. Mais, un peu à la façon de l’IA aujourd’hui, cette innovation n’était pas mûre, cependant on la croyait assez efficace pour gérer une planification digne de l’Union Soviétique à l’époque. Je n’ai pas su convaincre Léontieff…

[5] Ennemi juré de la Société du Mont Pèlerin et des libéraux. Dans son ouvrage « Capitalisme Socialisme  et démocratie » il prévoit l’effondrement du système marchand (en reprenant notamment le thème de la concentration des entreprises et des courbes plates du communiste Piero Sraffa).

[6] Celui qui prolonge le mieux le principe de l’école autrichienne appliqué à l’entrepreneur est sans doute Israel Kirzner (Cf: Israël Kirzner Concurrence et esprit d’entreprise, Economica,éd 2005…)

Jacques Garello

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Commentaires 1

  1. Neel says:
    2 ans déjà

    Merci pour cet article ! Ça change des articles dithyrambiques parus dans la presse française à l’égard de Robert Solow suite à son décès.

    Puisque vous parlez des monétaristes dans votre article, je me souviens avoir lu un court article de Robert Solow, article qui constituait sa contribution à un symposium censé être un hommage à Milton Friedman. J’avais été frappé par son manque de courtoisie et d’élégance. Friedman n’était qu’un idéologue et c’était tant mieux qu’il n’existe plus des idéologues comme lui, oubliant au passage qu’il en était un lui-même. C’est toujours la même chanson : les libéraux sont des idéologues, les interventionnistes sont porteurs de science. Friedman a bien plus œuvré pour le bien de l’humanité que Solow, dont la contribution au progrès (notion qui lui était chère) de l’humanité aura été résiduelle – comme son facteur !

    (Deux coquilles à relever : (i) « célébré » plutôt que « célèbré » dans le titre de l’article et (ii) c’est en 2017 que Solow a contribué un article avec 24 autres personnes, pas en 2027, évidemment.)

    Enfin, j’en viens au plus important. Vous évoquez en note de fin d’article le décès du Doyen Honoraire Gérard Bramoullé, décès que j’ai appris seulement hier… Je suis bouleversé et encoure sous le choc, d’où la breveté du commentaire qui suit. Je tiens, d’abord, à présenter mes sincères condoléances à sa famille. Ensuite, comme tant d’autres, j’ai eu le très grand privilège d’avoir Gérard comme professeur (pendant 4 de mes 5 premières années à la FEA d’Aix). C’était un pédagogue hors pair, un sorcier blanc qui transmettait le savoir de manière envoûtante à ses étudiants. Par-delà sa pédagogie inégalable, Gérard avait aussi un style d’écriture inimitable. J’ai lu quelques hommages à son endroit, dont le vôtre, quand j’ai appris son décès hier. Sans doute par modestie n’avez-vous pas mentionné le petit bijou d’article qu’il avait contribué dans le mélange d’essais en votre honneur publié sous le titre « Un Autrichien en France ». Repose en paix, cher Gérard.

    Je vous souhaite une Bonne et heureuse année 2024, en particulier, dans votre défense inlassable de la liberté en France.

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