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Grèves de la SNCF : un défi au droit et à la liberté

Le « système social français » crée le chômage et les faillites

par Jacques Garello
novembre 12, 2024
in Actualité, Personnalités
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Grèves de la SNCF : un défi au droit et à la liberté
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S’agit-il d’un des premiers épisodes d’une révolte générale liée aux initiatives du gouvernement Barnier ? C’est possible : le contexte est en effet semblable à celui des gilets jaunes : toutes sortes de mécontentements s’expriment dans la rue faute d’être réglés au Parlement, et les redoutables paysans sont davantage mobilisés qu’en octobre 2018, mais aussi les pilotes, les fonctionnaires, le personnel de Michelin[1] : c’est la lutte finale !

Mais les cheminots sont en tête du cortège. Ils renouvellent leurs précédents exploits de la Noël 2022 (régime des retraites) et de la Noël 2008 (déjà le fret !). La liste des autres grèves SNCF, surtout en période de vacances scolaires, est très fournie. Comment un pays civilisé peut-il admettre de telles exactions à une telle fréquence ?

Le droit de grève

Le « droit de grève » est une invention du droit français, il signifie que le droit commun ne s’applique pas à la grève. Et ce droit est original : il s’applique « dans le cadre des législations qui le concernent » et naturellement de la jurisprudence qui les accompagnent. C’est le plus positif de tous les droits positifs. Il est vrai qu’on pourrait dire de même à propos du « droit du travail », à cela près que la grève impacte tous les Français et pas seulement la vie des entreprises – bien que les dégâts pour les entreprises se répercutent mécaniquement sur l’ensemble du pays.

Si l’on en vient précisément à la « journée d’ultimatum » du 21 novembre (jeudi en huit) elle est sans doute destinée à démontrer au public que la grève de Noël pourrait être évitée si le gouvernement voulait bien y mettre du sien. Quant à la « grève illimitée » à partir du 11 décembre, sa raison d’être est le refus de la concurrence européenne sur le transport du fret.

Refus de la concurrence

Dans l’esprit du traité de Rome établissant un marché commun les biens et services doivent pouvoir circuler librement à l’intérieur de la Communauté Economique Européenne. Ainsi les transports doivent-ils obéir à la concurrence, comme toute autre activité économique. Pour le transport ferroviaire, la SNCF a tout fait pour retarder l’ouverture de ses lignes aux trains de voyageurs, mais finalement les trains italiens (en particulier) s’offrent aux voyageurs avec grand succès, comme pour les TGV entre Lyon et Paris. Mais les cheminots de la SNCF sont également très montés contre la concurrence ouverte au niveau des régions pour les RER.

Par contraste le transport des marchandises, le fret, a été scandaleusement bloqué par la SNCF depuis 2006 (date d’ouverture à la concurrence) sous la pression des syndicats[2]. Une « habileté » a consisté à autoriser la circulation du fret dans des créneaux horaires dont personne ne veut, comme la nuit ou les dimanches. Une autre habileté a été de compenser les pertes de la SNCF par des subventions de l’Etat – ce qui est évidemment du protectionnisme pur et dur[3]. Les syndicats redoutent la décision de la SNCF de casser la société SAS qui gère actuellement le net et de la remplacer par plusieurs entités dont certaines pourraient même être privées (quel scandale en effet).

Il fut pourtant une période où la grève était interdite dans le secteur public. Certes la SNCF n’est pas une administration, mais une entreprise publique. Mais elle bénéficie de subventions et protections de l’Etat qui lui donnent un statut identique à celui des administrations (par exemple régime des retraites, emplois pratiquement à vie (et embauche des enfants !) gratuités dans les trains, etc. Or qui dit service public dit continuité et gratuité, ce n’est visiblement pas le cas et le « droit de grève » ne devrait pas s’exercer pour le transport ferroviaire.

Rejet de la liberté : dictature syndicale

Contraire au droit et à la concurrence la SNCF porte enfin préjudice et injustice à l’ensemble de la population. Les Français sont pris en otages par une minorité agissante qui choisit le symbole de Noël pour être plus efficace, c’est à dire plus restrictive de la liberté personnelle. La dictature d’une minorité est aussi odieuse que la dictature d’un parti ou d’un chef. Consciemment ou pas les syndicalistes se font les complices des terroristes qui veulent semer la résignation et la peur propices à leur objectif de destruction de la civilisation. Le syndicalisme français n’a rien à voir avec la démocratie car ils ne sont élus par personne et ne tirent leurs ressources que des subventions que leur octroie la classe politique. Par comparaison les pays où le syndicalisme est puissant et représentatif des salariés nationaux sont des pays où les grèves sont rares, d’une fréquence en tout cas très inférieure à celle de la France et a fortiori de la SNCF, qui détient la palme « sociale »

Contre le système social français

De nombreuses voix s’élèvent à l’annonce des grèves pour mettre en cause le « meilleur système social du monde » puisque l’auto-satisfaction est un mal français, entretenu par une classe politique (quelle qu’elle soit). Les candidats veulent toujours faire des promesses électorales et démontrer comment le contexte leur a interdit de les tenir : vive le « pragmatisme », qui explique «l’adoxalisme »[4].

A quelque chose malheur est bon. Les déficits publics, et notamment ceux de l’Etat et de la Sécurité Sociale  qui sont liés, même dans le vote du Parlement, ont atteint une telle ampleur, les abus sont si fréquents, les gaspillages si nombreux, qu’on se demande enfin si l’Etat Providence ne peut être mis en cause.

On note par exemple la réaction des fonctionnaires lorsque Guillaume Kasbarian ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, prévoit que les « jours de carence » des fonctionnaires soient réduits de trois à un, alignés sur ceux du secteur privé, que les congés de maladie soient remboursés non plus à 100 % mais à 90 % : de quoi économiser près de 2 milliards d’euros et d’offrir aux fonctionnaires l’honneur de partager les efforts demandés à des millions d’autres Français. 

Le système n’a jamais été réformé

Le coût de l’Etat Providence n’est pas et n’a jamais été dans nos moyens, parce que quantité de réformes n’ont pas été réalisées, et des législations arbitraires et ruineuses demeurent depuis 1946. Il en est ainsi du système de retraites par répartition repris par le Conseil National de la Résistance d’une initiative du régime de Vichy en 1941. Le déficit de ce système  représente 52 % du déficit total de l’Etat[5]. A ce jour aucun des 14 projets de réforme des retraites n’a envisagé l’abandon de ce système.

L’écart entre les coûts de soins hospitaliers entre le public et le privé est de l’ordre de 20% en dépit des charges plus lourdes imposées au privé. Les remboursements à l’acte multiplient visites et consultations, l’inspection du travail est dans l’incapacité de contrôler les arrêts de maladie.  Les allocations familiales et les allocations de logement sont souvent attribuées sans enquête ni contrôle, le trafic de cartes vitales est actif.

Enfin et non le moindre l’indemnisation du chômage se fait avec une grande générosité. La France y consacre 1,8% de son PIB, seul Chypre fait mieux, les Allemands sont à 1%. C’est que la période de couverture est plus longue, le montant des indemnités supérieur, et la période de travail pour ouvrir droit aux indemnités plus courte (six mois). L’indemnisation du chômage s’articule aussi avec la couverture des coûts de formation, et l’aide apportée aux étudiants (de tous pays) permet aux jeunes gens d’entrer plus tard dans la vie active. A partir de 25 ans ces jeunes sans emploi recevront l’ARS, il ne sera plus nécessaire de trouver un emploi pour atteindre le salaire voisin du SMIC. 

Coût du travail et compétitivité

Cela explique sans doute les charges qui grèvent le coût du travail. On insiste beaucoup sur le fait que la France détient le record mondial des cotisations patronales (26,6% du coût du travail) mais cela n’a en réalité aucun sens, puisque ces cotisations sont prélevées sur le salaire brut , c’est à dire sur   la valeur ajoutée par le travailleur. Il s’agit donc d’une somme que le salarié aurait dû toucher. Pour diverses raisons, les libéraux suggèrent que le salarié touche son salaire complet, quitte à ce qu’il gère ensuite ses propres assurances sociales (maladie, retraite, chômage). C’est d’ailleurs ce qui se passe dans des pays comme le Danemark ou l’Australie. En fait les « cotisations sociales » sont des impôts payés par le salarié, impôts auxquels il faudra ajouter l’impôt sur le revenu s’il est imposable.

Fondamentalement la rémunération du salarié devrait correspondre à sa productivité, mais celle-ci dépend à son tour de la bonne gestion de l’entreprise, puisque la valeur ajoutée est ce que le client est prêt à payer pour se procurer le bien ou service qu’il désire. Il ne fait aucun doute que l’existence d’un SMIC ou de toute autre intervention politique sur le niveau des salaires est  contraire à la fluidité du marché du travail, Gary Becker avait bien démontré que le SMIC était la source de la moindre compétitivité des pays d’Europe par rapport aux Etats Unis[6]. Mais les gouvernements français ont fait mieux que tous les autres après les crises du Covid : ils ont compensé le niveau élevé du coût du travail par des prêts-relais : les entrepreneurs continueront à produire « quoi qu’il en coûte », et sont maintenant  dans l’impossibilité de rembourser les aides reçues de l’Etat (et le gouvernement leur en fait reproche pour leur imposer un « effort de solidarité » sous forme d’impôts nouveaux !).
 De la sorte nous sommes aujourd’hui informés de chiffres ahurissants : suppression inéluctable de 150.000 emplois en 2025  (soit un taux de 8% au lieu de 7) et faillites de 65.000 entreprises.

Rompre avec le dirigisme

Pendant des décennies les gouvernements successifs ont cru atteindre le plein emploi par une politique keynésienne de dépenses publiques. Emmanuel Macron a été réputé de tout changer et de pratiquer une « politique de l’offre » en faisant un « cadeau aux entreprises » (en particulier sur les cotisations « patronales »), mais ce cadeau se traduit par du chômage et des faillites en masse. Cependant notre expert en économie ne cesse encore aujourd’hui de viser le « plein emploi » en 2027.

Il est temps qu’on en vienne aux vraies réformes : en finir avec le système social actuel et rendre leur liberté aux entreprises pour gérer leurs affaires en fonction des indications d’un marché du travail et d’un marché des produits libérés de la merveilleuse règlementation qui les accompagne aujourd’hui. 

[1] On oublie de préciser que la maison Michelin a prévu des emplois de remplacement pour son personnel (comme cela a été fait à Clermont, où il n’y a pas eu un chômeur de plus après la diminution des effectifs.

[2] On se réfère souvent à une soi-disant unité syndicale des cheminots. En réalité FO n’a que très rarement suivi les autres centrales plus « révolutionnaires » comme la CGT, Sud Rail, la CFDT.

[3] Il y a eu une question adressée l’an dernier au Ministre des Transports par un député SER de l’Aude Mr Sébastien PLA, au nom d’une loi de 2021 de protection de l’environnement, puisque l’absence de la SNCF dans le Sud Ouest cause des bouchons permanents sur l’A9 et augmente ainsi la pollution par les camions.

[4] Rappelons que le substantif « adoxalisme » signifie rejet de la doctrine et a été notamment utilisé par Daniel Villey dans son ouvrage « A la recherche d’une doctrine économique »

[5] Cf. l’article d’Actualité de la Nouvelle Lettre du 11 octobre 2023 Réforme des retraites : en finir avec les mensonges Les idées de la liberté pointent dans le débat politique

[6] Il est piquant de constater que lors des dernières élections un referendum soumis aux électeurs de Californie était pour le maintien ou la suppression du SMIC. La Californie, au demeurant de gauche mais en pleine récession, a voté contre le SMIC !

Jacques Garello

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Commentaires 1

  1. PASCO says:
    1 an déjà

    Bonjour Jacques
    0.016% de contribution sur l’ensemble des salaires versés par les entreprises pour les syndicats.
    Syndiqués ou pas… un scandale et jamais le moindre contrôle .
    A peine une émotion de la cours des comptes de temps en temps.
    Quand tu penses qu’une partie des revenus des syndicats provient des placements qu’ils effectuent en bourse !
    « Des nébuleuses à ciel ouvert »
    Amicalement.

    Répondre

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