En cet anniversaire nous devons tous nous rappeler le Tel Aviv, la barbarie du Hamas, et été les stigmates que porte encore le peuple israélien. La veille de ce drame des Palestiniens et des Juifs travaillaient ensemble ; on pouvait encore se croire au moment des accords d’Abraham instituant en 2020 la paix entre la nation israélienne et ses voisins arabes. C’est un président américain, Donald Trump, qui avait suscité ces accords après avoir mené la seule croisade réaliste contre l’Iran.
Aujourd’hui quelqu’un a posé la question « Devrons-nous vraiment mourir pour Tel Aviv ? ». Provocation ? Lucidité ? Non simplement : aveuglement politicien et typiquement français. Macron et Mélenchon posent la même question, ensemble.
IL faut avoir en effet perdu toute lucidité pour faire comme si le théâtre des opérations militaires au Liban n’était aujourd’hui qu’une une étape supplémentaire dans une escalade militaire dangereuse : ne faut-il pas cesser le feu ? La question est provocation parce qu’elle laisse de côté l’essentiel : le Hezbollah n’est que le bras armé de l’Iran, qui lui-même est l’instrument des Gardiens de la Révolution, et la guerre islamiste chiite est soutenue par la Russie, la Turquie, la Corée du Nord, la Chine, les «pays du Sud » depuis le Brésil jusqu’à Cuba, en passant par le Venezuela, l’Algérie, les pays du Sahel, l’Afrique du Sud, tout ce que compte la mondiale coalition formée contre l’Occident. La coalition n’est pas seulement puissante, elle contrôle plus de la moitié du commerce de la drogue, elle écrase quelques ilôts de démocratie, les Azeris massacrent les Arméniens, Taiwan est sous les bombes. Tout espace de liberté et de paix doit disparaître. Alors oui, il faut se faire tuer pour Tel Aviv parce que c’est la civilisation qui est en cause.
Mais pourquoi des esprits aussi éminents qu’Emmanuel Macron et Jean Luc Mélenchon se prononcent-ils pour la paix immédiate et à tout prix, sur le retrait de Netanyahou, de l’Amérique, de l’Europe ? J’y vois deux raisons : l’une, lamentable, parce que ce sont les élections à venir qui dominent l’air du temps français, l’autre, stimulante, parce que les hommes libres, de tous pays et de tous âges, ont les moyens de conjurer la lâcheté et l’abandon en réveillant les valeurs morales et spirituelles qui ont fait et feront encore l’honneur de l’Occident.
Plusieurs observateurs de la vie publique française ont souligné que la crise politique actuelle avait pour arrière-plan les échéances électorales à venir. Qu’il s’agisse des législatives de juillet prochain, des municipales de 2026, il faut s’assurer de la fidélité de l’électorat communautariste. LFI et les macronniens ont évité la déroute des législatives de justesse. Alors contre toute prudence Emmanuel Macron jette le déshonneur sur Benjamine Netanyahou, et avec toute sa haine Jean Luc Mélanchon veut tapisser les universités de drapeaux palestiniens. J’ai entendu plusieurs journalises expliquer que le Covid a coupé définitivement la France du reste du monde, et que les discours politiques témoignent d’une ignorance, d’une désinvolture, d’une prétention totales à l’égard des questions du reste du monde : les concepts aussi déplacés que celui de souveraineté nationale, de produire français, ont une place centrale, magnifiée encore par le succès mondial des Jeux Olympiques. Donc nos deux grands discoureurs, ensemble, attirent les électeurs anti israéliens dans leur escarcelle. C’est en effet assez lamentable.
Je pense que l’Occident vaut mieux que ce qu’il y paraît, et c’est renoncer stupidement que de croire que l’Occident est d’ores et déjà vaincu et qu’il faut chercher un arrangement acceptable. Tout d’abord les ennemis de l’Occident ne recherchent aucun arrangement, ils veulent gagner une guerre de religion, le communisme et l’islamisme se combinent bien dans la dictature et le totalitarisme. Ensuite, des voix s’élèvent et s’élèveront pour remettre en honneur les valeurs morales et spirituelles qui ont sans doute souffert au fil des siècles, mais qui l’ont emporté finalement, au point de pouvoir faire vivre une population de plus de sept milliards d’individus, au point d’avoir multiplié les indices de développement humain (alphabétisme, santé, longévité,sécurité), au point d’avoir transformé les déserts et les jungles en plaines fertiles. Ce sont bien des valeurs morales st spirituelles qui nous ont valu un progrès tout au long de siècles, avec une singulièrement accélération depuis un siècle : la liberté a vaincu le communisme et son cousin le nazisme, la propriété et le commerce ont développé la responsabilité et la créativité. Tout ce progrès a été accompagné par la grande loi de la chrétienté : aimez-vous les uns les autres.
Ce qui n’a pas changé fondamentalement c’est que cette loi est inhérente à l’être humain, il est le seul être vivant à se mettre au service des autres, la « théorie des sentiments moraux » nous amène à tirer parti de l’extrême diversité des capacités et des goûts, « tout être humain est unique et irremplaçable » disait Saint.Jean Paul II Mais voilà que le collectivisme s’est progressivement installé depuis un siècle, héritage mortel du communisme, l’Etat et ses administrations ont cassé l’échange et la solidarité volontaire et personnelle. La destruction de la personne est en route : à l’école, avec la drogue, avec le racisme et la haine. Il est simple et efficace de reprendre le bon chemin au lieu de se lamenter sur les misères actuelles. Il faut cesser de penser collectif pour devenir personnel et digne. Il faut cesser d’être pessimiste pour devenir libéral. Nous sommes prêts.










