Elle aura beaucoup voyagé dans le décor politicien. IL faut dire qu’elle a commencé tôt : en 2012 à 22ans elle est élue dans le Vaucluse députée du Front National présidé par son grand’père, elle est la plus jeune de l’Assemblée. Quand Marine Le Pen rompt avec son père et crée le Rassemblement National, elle suit sa tante, qui l’a élevée, mais elle n’est pas réélue et poursuit des études de droit public à l’Université de Paris Assas. Elle crée et dirige un institut de formation politique à Lyon (ISSEP). En 2022 elle retourne en politique pour soutenir Eric Zemmour à la présidentielle et elle crée avec lui le parti Reconquête. La rupture avec Zemmour est assez spectaculaire, elle passe pour avoir trahi celui qui avait assuré sa notoriété et financé sa progression.
Son ardeur se réveille dans le contexte actuel, et elle annonce ce matin dans la presse (avec la une du Figaro) qu’elle crée un nouveau parti : identité-Liberté. Elle a toujours professé un libéralisme économique de bon aloi, elle a été mariée à un industriel et a noué des relations dans le monde de l’entreprise et de la finance. Elle a été financée par Charles Gave, le « millionnaire libéral », et elle a quitté Eric Zemmour en même temps que lui. Charles Gave a créé l’Institut Libéral, animé par sa fille dont le libéralisme est plutôt celui des Américains (progressisme ou libertarianisme), il a même occupé un bureau Avenue de Mac Mahon pendant sa courte présidence de l’Institut Turgot.
Elle explique dans le Figaro qu’elle veut réunir autour d’elle non seulement Eric Ciotti et les quelques députés naguère élus Reconquête, mais aussi sa tante Marine, qu’elle soutiendra pour la présidentielle. Défi ambitieux : convertir Marine Le Pen au capitalisme et à la mondialisation. Mais elle ne doute pas de ses talents. Voilà d’ailleurs tous les libéraux décidés à adhérer à son parti. Nous nous permettrons cependant de demander son accord aux libéraux de l’ALEPS …










