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Accueil Actualité

Ces Français en vacance du travail

Pour eux le service, marchand ou pas, est une obligation désuète

par Jacques Garello
août 20, 2024
in Actualité, Personnalités
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Ces Français en vacance du travail
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Comme beaucoup de Français qui ont fini leurs vacances et sont rentrés chez eux, j’ai  eu beaucoup de mal à obtenir les services d’un médecin ou d’un artisan. Visiblement les personnes que j’appelais n’étaient pas encore rentrées, et leur secrétaire ou leur répondeur me renvoyaient en septembre :  le frigidaire restera en panne, l’ascenseur de l’’hôpital aussi..

Certes je me doute qu’elles avaient pris leurs vacances plus tard que moi, compte tenu de la conjoncture exceptionnelle des JO, de la chaleur, des grèves de la SNCF, etc. Mais je me suis laissé dire que les vacances durent encore pour des privilégiés absents tout le mois d’août.

Raccourcir les vacances ?

Emmanuel Macron, inquiet à juste titre du fait que la France est le pays où le nombre d’heures travaillées était le plus faible de l’Union Européenne, avait eu l’idée de réduire les grandes vacances scolaires pour ne pas trop ralentir l’activité économique du pays. Il ignorait sans doute que beaucoup d’enfants travaillaient entre juillet et septembre ; vendanges, cueillettes, moissons et travaux fermiers dans une France agricole. Il ignorait surtout que l’école contemporaine ne tue pas les enfants au travail : on s’instruit en s’amusant -et en découvrant, pédagogie qui ne produit pas des génies (mais a-t-on besoin de génies ?).

Bref, pas de travail pendant une période supposée être la même pour tous. « Tous ensemble » comme dirait Emmanuel Macron. Qu’importent les gênes, et parfois les drames que cela procure, vous avez peut-être été l’une des victimes – comme moi. Mais c’est peut-être aussi l’occasion de nous interroger sur les relations qu’entretiennent beaucoup de Français avec le travail.

Arbitrage entre travail et loisir 

Il est incontestable que travailler moins pour obtenir les mêmes résultats est une marque et un objectif du progrès économique. Les gains de productivité se distribuent soit en revenus supplémentaires (salaires, intérêts et profits plus élevés) soit en diminution du nombre d’heures d’activité. Comme l’a démontré Hayek (1), le capitalisme a permis d’accroître la productivité et par là-même d’enrichir les gens tout en leur épargnant beaucoup d’efforts. L’arbitrage entre travail (au sens d’activité productive) et loisir s’est toujours fait dans le même sens : moins de travail.

Mais l’arbitrage peut aussi venir du jugement que porte l’individu sur l’importance du revenu marginal que rapporte le travail marginal. C’est un jugement personnel, qui dépend sans doute du niveau de revenu et de patrimoine déjà atteint. Le jugement peut aussi dépendre de la législation fiscale (pourquoi travailler le samedi si on a le sentiment qu’on travaille pour le percepteur) et sociale (rémunération des heures supplémentaires). Le résultat est que les habitants de Paris réputés riches partent désormais en week-end le jeudi soir au lieu du vendredi ; d’autres (commerçants surtout) « prennent » leur lundi.

L’arbitrage peut enfin venir de l’importance des rentes servies par l’Etat Providence, ce qui explique d’ailleurs pourquoi l’entrée des jeunes dans la vie active est toujours retardée. Quand les allocations pour les études se cumulent avec les allocations pour les logements, puis avec les allocations de chômage, la comparaison est vite faite avec les salaires de misère perçus par ceux qui démarrent, mais aussi avec la crainte d’être inadapté et la trace des premiers échecs.

J’ai lu et entendu des intellectuels de gauche qui expliquaient que cette attitude contraire au travail venait du système capitaliste : ce système fabriquerait des consommateurs, encouragerait à la dépense et au loisir, au lieu d’honorer le travail. L’économie serait guidée par la demande de loisir plus que par l’offre de travail. Je constate que l’idéologie permet d’avancer beaucoup de sottises. Je remarqué d’ailleurs que ce sont les mêmes qui pensent que l’Etat Providence n’est pas assez présent, que les services publics sont délaissés (je ne vais pas vous réciter le plan de Madame Castets).

La valeur travail délaissée (2)

Ici il s’agit d’une version contemporaine de la vieille lune marxiste : le sacrifice des salariés exploités par les propriétaires du capital, entrepreneurs individuels ou actionnaires des sociétés. Marx avait un tel culte pour le capital qu’il ne tolérait pas que le capital puisse être approprié par une poignée d’individus (réduite au fil du temps à cause de l’inéluctable concentration des entreprises). Il ne faisait que transposer la doctrine des Physiocrates pour lesquels la seule valeur était la terre, et les propriétaires fonciers bénéficiaient d’une rente injustifiée. Le revenu du capitaliste propriétaire est une rente perçue au détriment du prolétaire, et les institutions facilitent cette exploitation à travers l’Etat, l’Eglise et la famille – trois facteurs de soumission aux puissants capitalistes (aujourd’hui on dit plutôt milliardaires, les capitalistes non milliardaires disparaîtront aussi).

Evidemment soutenir que la valeur d’un produit n’est faite que de la valeur du travail qui a été nécessaire à la production est une erreur. En effet les économistes qui ont étudié la production ont d’abord constaté qu’à côté du travail intégré dans le bien ou service, il y a aussi le capital utilisé dans l’entreprise, qui a nécessité un financement, donc une épargne. Il est donc normal qu’on rémunère ce deuxième facteur de production. Puis les « fonctions de production »   développées à partir des années 1950 ont repéré qu’il existé un « facteur résiduel », c’est-à-dire que quelque chose était venu s’ajouter à la masse des salaires et des intérêts versés pour expliquer la valeur totale du produit. Pris de court, les premiers économistes ont attribué le facteur résiduel à « l’accroissement de la productivité due au progrès technique ». Mais qui est le mystérieux créateur et dispensateur de progrès technique dans l’entreprise ? S’il s’agit d’un ingénieur, n’est-il pas salarié pour son apport ? La solution a été donnée par les économistes libéraux et notamment Israël Kirzner :  dans une entreprise il y a un entrepreneur, et il assume une mission essentielle : observer le marché, à travers les signaux que sont les prix et les profits, déceler les déséquilibres existants, c’est-à-dire le manque de correspondance entre les besoins de la clientèle potentielle et les produits existants, il a compris ce qui était mieux adapté, mieux de nature à satisfaire la communauté.  Voilà bien le service productif rendu par l’entrepreneur, comptablement il peut représenter une part importante de la valeur créée, les profits vont donc rémunérer « l’entrepreneurship », l‘art d’entreprendre.

Servir la communauté ou la tenir en otage ?

Cette question peut paraître incongrue, mais je n’hésite pas à la poser, parce qu’elle se pose. Quand la personne de l’art (qu’il soit médical, artisanal, judiciaire, administratif, théâtral) vous renvoie aux calendes grecques, et quand on trouve normal de se résigner à une longue attente – comme c’est le cas en ce moment – elle se conduit en toute impunité, elle est parfaitement dans son droit.

Il en est ainsi parce que l’Etat Providence a développé les droits sociaux au détriment de la responsabilité personnelle. Il y a un droit social à travailler quand on veut, et on pourrait considérer cela comme une forme de la liberté de travailler. Mais c’est en réalité oublier la philosophie profonde du marché et de l’économie. Le marché est le procédé qui permet à des personnes ayant des intérêts divers et subjectifs de se rencontrer et de passer un accord. On appelle ce processus la « catallaxie » (3) : des gens aux intérêts divergents, et parfois contraires, arrivent à passer un contrat, dont les termes ne sont établis que par eux seuls. Il n’y a rien de plus extraverti que le marché : dans sa « Théorie des sentiments moraux » (4)Adam Smith insistait sur la capacité de l’être humain de comprendre les besoins des autres (on appelle cela maintenant l’empathie)  pour mieux satisfaire ses propres besoins. L’échange est le propre de l’homme,  nul autre être vivant ne le pratique « On n’a jamais vu deux chiens échanger des os », disait Friedman.

Si actuellement certains Français veulent oublier les obligations qui sont celles de leur métier, je comprends la logique de leur comportement. Mais ils ont quitté le monde de l’échange pour le monde des droits sociaux et de l’impunité qu’ils accompagnent. Il est scandaleux que les cheminots gâchent les vacances de millions de voyageurs. Mais ceux qui oublient tous les torts qu’ils peuvent causer aux autres par leur vacance ne sont plus dans un monde de liberté,  car la liberté implique la responsabilité, sinon ce n’est que de la licence, ils ne sont plus des libéraux mais des libertariens – tout est liberté.

J’ajouterai encore que la forme que prend leur vacance est insupportable quand ce sont des machines qui fixent la date et l’heure qu’elles veulent bien proposer. Mais il paraît qu’il faut s’y faire, c’est l’intelligence artificielle qui nous fait faire ce grand progrès.   

Service marchand et service personnel

Le service de l’entrepreneur, du professionnel est donc inhérent à la logique du marché. Mais je me demande si l’effacement progressif du service marchand ne traduit pas une évolution sociale plus inquiétante encore : l’atténuation, voire la disparition, de l’esprit de service.

C’est un esprit qui ne s’exprime pas seulement dans le cadre des obligations contractuelles mais qui relève plus largement du désir de partage et de solidarité, désir lui aussi propre à l’être humain. C’est le service qui est rendu au sein de la famille, au sein de la communauté, de l’association. C’est aussi le service rendu spontanément à la personne en difficulté, en danger. C’est une variante de l’économie, puisque oikos nomos signifiait « la règle de la maison », c’est-à-dire la règle du partage familial.

On peut appeler cette relation de « service personnel ».  

Dans cette dimension personnelle comme dans sa version marchande l’esprit de service est indispensable à l’harmonie sociale. Car le service marchand ne peut couvrir tous les échanges, tout service n’a pas un prix ou un profit, mais il a une valeur : assurer une aide à des personnes sans ressources, visiter un malade, secourir un blessé, consoler quelqu’un, garder et distraire un enfant, sourire, saluer : tout cela s’appelle « rendre service ».

L’idéologie et l’ignorance amènent à croire qu’une société organisée autour du marché exclut le service gratuit, le partage volontaire, l’aide humanitaire. Il n’en est rien, et la rentabilité n’exclut pas la générosité : les deux se complètent. Dans ses éditions anciennes le Littré donnait cette définition du mot « libéral » : « une personne qui fait des libéralités ».

Il n’y a pas qu’une question de vocabulaire ou de comportement, il y a  un choix de société à faire. Le tout marchand, le tout argent, le tout calcul ne peut prendre en charge les services personnels. Cet « économisme » est une caricature du capitalisme. Et ceux qui condamnent le marché pour des raisons morales et ont voulu lui substituer   la planification au nom de la justice sociale ont en réalité créé des sociétés de pénurie, avec le cortège fatal de la corruption et de la servitude. Ceux qui ont accepté la liberté économique et la logique du marché ont non seulement connu la prospérité, mais ont multiplié les moyens et les adeptes du service personnel. Ce faisant ils ont restitué à des milliers de personnes la dignité d’être humain en leur permettant d’échapper à la misère, à l’inculture, au désespoir. 

C’est ainsi  qu’il faut comprendre le succès économique, social et politique des pays du Nord de l’Europe (4) : ils ne confient pas à une administration centrale la responsabilité du partage et de la redistribution, ils ont fait confiance aux initiatives personnelles, locales, privées. La solidarité est personnelle, volontaire, elle n’est pas publique ni obligée. Par comparaison les pays d’Etat Providence, comme le nôtre, sont en train de tuer progressivement l’esprit de service, même dans les relations naguère marchandes. Le marché rencontre, le marché contrat s’effacent : la responsabilité n’accompagne plus la liberté.

1)Hayek Capitalise and the historians Chicago Uny Press éd. 1954

2)Mon article dans la Nouvelle Lettre du 4 juillet 2023 (Fondamentaux) Le vrai sens de la valeur travail Une mauvaise lecture d’Adam Smith justifie des erreurs fatales

3)Le terme a été retrouvé et relancé par L.von Mises Human action L’action Humaine PUF,éd.1977

4)Cf. la conférence de l’économiste islandais Hannes Gissurarsson à l’Université d’Eté 2024, présentée dans la Nouvelle Lettre en date du 15 juillet (catégorie Actualité)  L’Université d’Eté : des arguments pour convaincre critiquer le socialisme ambiant est facile, promouvoir le libéralisme est possible

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