• Recevoir nos informations et nos offres
  • Mon compte
dimanche, février 8, 2026
  • Connexion
  • Enregistrer
NEWSLETTER
La Nouvelle Lettre
Soutenez la Liberté !
Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Accueil
  • Fondamentaux
  • Actualité
    Jacques Garello nous a quittés

    Jacques Garello: Témoignages des professeurs J-P Centi et J-Y Naudet

    Jacques Garello nous a quittés

    Jacques Garello nous a quittés

    Jacqueline Balestier (1931-2025): In memoriam

    Jacqueline Balestier (1931-2025): In memoriam

    La réforme des retraites au cœur des campagnes électorales

    Transition vers la capitalisation : comment faire ?

    En attendant Godot

    En attendant Godot

    Il a dénoncé « l’armée rouge » et « l’imposture climatique »

    Il a dénoncé « l’armée rouge » et « l’imposture climatique »

    Bercy réinvente l’impôt proportionnel

    Bercy réinvente l’impôt proportionnel

    Macron 2025 : Du vide de sens au vide du regard

    Macron 2025 : Du vide de sens au vide du regard

    Et si on réformait Noël ?

    Et si on réformait Noël ?

  • Diffusion
  • Evènements
  • Livres
  • Documents
    • Test article payant
  • Accueil
  • Fondamentaux
  • Actualité
    Jacques Garello nous a quittés

    Jacques Garello: Témoignages des professeurs J-P Centi et J-Y Naudet

    Jacques Garello nous a quittés

    Jacques Garello nous a quittés

    Jacqueline Balestier (1931-2025): In memoriam

    Jacqueline Balestier (1931-2025): In memoriam

    La réforme des retraites au cœur des campagnes électorales

    Transition vers la capitalisation : comment faire ?

    En attendant Godot

    En attendant Godot

    Il a dénoncé « l’armée rouge » et « l’imposture climatique »

    Il a dénoncé « l’armée rouge » et « l’imposture climatique »

    Bercy réinvente l’impôt proportionnel

    Bercy réinvente l’impôt proportionnel

    Macron 2025 : Du vide de sens au vide du regard

    Macron 2025 : Du vide de sens au vide du regard

    Et si on réformait Noël ?

    Et si on réformait Noël ?

  • Diffusion
  • Evènements
  • Livres
  • Documents
    • Test article payant
Aucun résultat
Voir tous les résultats
La Nouvelle Lettre
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Accueil Actualité

6 juin : la victoire de la liberté polluée par la politique

Hommage aux héros américains ou sommet pour chefs d’Etat ?

par Jacques Garello
juin 4, 2024
in Actualité, Personnalités
0
6 juin : la victoire de la liberté polluée par la politique
0
PARTAGES
21
VUES
Partager sur Face BookPartager sur LinkedIn

L’exploitation politique du débarquement en Normandie semble aujourd’hui inéluctable. Il y a un précédent, dès 1944, il y a un tournant en 1994, il y a un couronnement, le 6 juin 2024.

Le précédent

En 1944 le Général De Gaulle ignorait tout du débarquement, le 6 juin il en ignorait encore l’existence. Mais une fois le succès acquis il s’est empressé le 16 juin de prononcer un fameux discours à Bayeux. Ce discours a pour but d’empêcher les Américains d’organiser un gouvernement sur le sol français, comme si les Etats Unis avaient pour but de coloniser notre pays. En réalité, De Gaulle préfère voir la France entre d’autres mains, dès le 4 Avril 1944 les communistes avaient été intégrés au Gouvernement Provisoire de la Républiques Française. Le nouvel ordre s’installait dans le pays, hélas sous forme d’ « épuration ». Robert Aron a dénoncé les exécutions sommaires multipliées en cette année 1944, en indiquant en particulier que les FTPF (Francs Tireurs Partisans Français) avaient tué très peu d’Allemands, mais beaucoup de Français « collaborateurs », et les tribunaux d’exception ont fonctionné sans arrêt tout au long de l’automne 1944, et les sentences rapidement exécutées, y compris les peines de mort[1] . De Gaulle a confirmé son allergie aux Américains en préférant honorer de sa présence le débarquement du 15 août 1944 sur les côtes varoises (La Nartelle, Boulouris, le Drammont) car ici ce sont des Français qui débarquent après avoir fait les campagnes du Maghreb, de la Lybie, d’Egypte, de Sicile et d’Italie. Le Général oubliait que ces soldats étaient en partie des Pieds Noirs (qu’il n’aimait pas) et que les chars, le matériel et les parachutes étaient américains.

Le tournant

Les historiens le situent en 1994, à l’occasion du cinquantenaire du débarquement. François Mitterrand est en fin de son second quinquennat, il ne se représentera pas en 1995. Mais il veut assurer sa succession dans deux domaines : une candidature socialiste, mais aussi l’Europe de Maastricht, construite efficacement par Jacques Delors, et dans la tradition française : une Europe « intégrée », sociale et cherchant une « défense européenne commune », dans le cadre de l’OTAN évidemment. Il a donc l’audace d’inviter le chancelier Helmut Kohl à Omaha Beach le 6 juin. Son argument est très simple : « Il est naturel que ceux qui ont été les acteurs ou les témoins de cet évènement, ou de ce qu’il en reste après cinquante ans, souhaitent se retrouver sur les lieux où ils ont vécu cet épisode ». Plutôt surpris par cette invitation, le chancelier Kohl va la refuser et propose que Français et Allemands fêtent plutôt le cinquantième anniversaire de l’armistice, le 8 mai 1995. Pour que les bonnes idées sur l’union européenne ne se perdent pas, Kohl est d’accord pour rencontrer Mitterrand à Verdun, là aussi Français et Allemands se sont rencontrés. La photo sera célèbre de Mitterrand prenant Kohl par la main et la tenant durant l’exécution de la Marseillaise…

Mais cela veut dire aussi que pour la première fois ce n’est pas le débarquement qui est fêté par ses participants, c’est un sommet politique que l’on veut organiser. Désormais il ne cessera de se répéter. Par exemple et pour marquer les grandes étapes : Chirac invitera le Chancelier Schroëder pour les cinquante ans (2004), il a été réélu deux ans plus tôt et veut décrocher l’Europe des Etats Unis, c’est la première fois qu’un chancelier allemand sera à Omaha Beach et François Hollande, à l’occasion des 70 ans du débarquement  accueille 19 chefs d’Etat à Caen et suggère que la paix est maintenant revenue. Il rappelle que 21 millions de Russes sont morts pour la liberté, mais il évoque aussi tout le travail qui reste à faire pour les chefs d’Etat « Aujourd’hui les fléaux s’appellent le terrorisme, les crimes contre l’Humanité, mais ce sont aussi des fléaux terribles que nous avons à conjurer à travers les crises humanitaires, les dérèglements du système financier, les dangers du réchauffement climatique, la misère et le chômage de masse ». Evidemment on voit le rapport direct avec les jeunes qui ont débarqué en Normandie[2].

Le couronnement

Il appartenait à Emmanuel Macron de couronner la politisation du 6 juin. Tout d’abord il a eu la présence d’esprit d’inviter des hôtes prestigieux, à commencer par le Président des Etats Unis Joe Biden, le Président du Canada Justin Trudeau, le chancelier allemand Olaf Scholz, le prince William, représentant le roi Charles III, le Président ukrainien Volodymyr Zelenski. Mais Poutine n’est pas invité – c’est la moindre des choses. Ensuite en quelques heures il fera le tour de tous les hauts lieux de la résistance française – sans trop regarder si lesdits résistants seraient à ses côtés aujourd’hui. Mais la liberté n’a pas de parti : elle peut toujours servir, ici ou ailleurs – sauf dans les partis de l’extrême droite qui n’appartiennent pas à « l’arc républicain ».

Enfin et surtout, il aura l’impudeur et la grandeur de s’adresser à son bon peuple jeudi soir pour lui rappeler tout le bien qu’il lui doit. Un bien à partager avec Bruno Le Maire qui a « sauvé l’économie française » (au nom de la liberté économique), et avec Gérald Darmanin, qui se félicite du retour à l’ordre en Nouvelle Calédonie.

Pour marquer le panache de notre Président, on peut faire la comparaison avec ce qu’a dit Reagan au cours d’une visite, discrète et recueillie, sur les tombes des soldats.

La liberté, la démocratie et la Providence

En  1984 Ronald Reagan fait un court séjour en France avant de se rendre au sommet du G7 à Londres.  Mais il demande à François Mitterrand d’aller passer une journée en Normandie, et plus précisément au Pic d’Hoc, une falaise inaccessible que les commandos américains ont malgré tout conquise, au prix de sacrifices très lourds. Reagan a fait revivre ce formidable exploit, il a rencontré certains des anciens combattants acteurs de cette victoire, et surtout il a dit en quelques mots simples ce qui a expliqué leur héroïsme qui, à cette époque, devait être le reflet de l’âme américaine profonde.

A titre personnel Reagan pensait que la guerre (qu’il avait faite) permet à chaque être humain de révéler le héros qui est en lui dans les circonstances périlleuses. Il avait une conception très libérale de l’individu, et de l’individu capable de s’affirmer face à l’Etat (il a lu Bastiat !). « Les hommes qui se sont battus en Normandie étaient persuadés que leur cause était légitime, qu’ils se battaient pour l’Humanité au nom de la liberté et de la démocratie » et d’ajouter une dimension nouvelle : « Il y eut encore autre chose pour encourager les hommes au jour j : leur certitude, ferme comme le roc, que la providence aurait son mot à dire dans les évènements qui se préparaient et que Dieu était leur allié dans ce combat pour une juste cause ».

Voilà sans doute la conclusion de cette journée du 6 juin : la dignité et la foi de ces jeunes, prêts à se sacrifier pour la liberté.

A mon sens cela a une autre allure et une autre valeur que l’exploitation politique d’une journée héroïque.

[1] Au nombre de 22.000 environ d’après le Ministère de la Justice cF. l’article de Cairn info 2007/3

[2] François Hollande leur prête des sentiments très élémentaires, l’amour d’une mère, d’un père, d’une femme, etc…Le lecteur pourra comparer avec ce qu’a dit Reagan quelques années auparavant.

Jacques Garello

Jacques Garello

Article suivant
Les électeurs de LFI votent. Et vous ?

Programme Bellamy : Le verre à demi vide

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Catégories

  • Actualité
  • Diffusion
  • Documents
  • Evènements
  • Fondamentaux
  • Livres
  • Personnalités

Soutenez la Nouvelle-Lettre

  • RGPD et e-privacy
Création du site Olivier Nallis, UNDECLIC sur une base WP Jnews

La Nouvelle Lettre est une publication de l’ALEPS, Association pour la Liberté Economique et le Progrès Social, 35 Avenue Mac Mahon 75017 – Sa délégation est située 15 Boulevard Merle 13012 Marseille. Le site est hébergé par Informations o2switch Directeur de la publication Mr.Jacques Garello, Professeur Emérite. © 2022 Site créé par Olivier Nallis

Bienvenue !

Connexion au compte

Mot de passe oublié S'inscrire

Créer un nouveau compte

Remplissez le formulaire pour vous inscrire

Tous les champs sont obligatoires Se connecter

Récupérer votre mot de passe

Entrez les détails pour réinitialiser le mot de passe

Se connecter

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience sur notre site.

 

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Home
  • Livres
  • Fondamentaux
  • Documents
  • Actualité
  • Evènements
  • Diffusion

La Nouvelle Lettre est une publication de l’ALEPS, Association pour la Liberté Economique et le Progrès Social, 35 Avenue Mac Mahon 75017 – Sa délégation est située 15 Boulevard Merle 13012 Marseille. Le site est hébergé par Informations o2switch Directeur de la publication Mr.Jacques Garello, Professeur Emérite. © 2022 Site créé par Olivier Nallis

Êtes-vous sûr de vouloir déverrouiller cet article ?
Déverrouiller à gauche : 0
Êtes-vous sûr de vouloir annuler l'abonnement ?
La Nouvelle Lettre
Powered by  GDPR Cookie Compliance
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Cookies strictement nécessaires

Cette option doit être activée à tout moment afin que nous puissions enregistrer vos préférences pour les réglages de cookie.