Qui est Claudia Goldin ? Professeur à Harvard, élève de Gary Becker, elle a reçu le prix Nobel d’Economie l’an dernier. La Nouvelle Lettre a salué cette économiste[1], mais elle n’a pas été très appréciée dans la presse française. En effet, ses travaux sur le marché du travail l’ont conduite à la conclusion que les inégalités de salaires et de carrières entre hommes et femmes n’existaient pas vraiment.
Au moment où le féminisme radical vient de remporter une victoire éclatante au Congrès de Versailles, il est sans doute malséant de rappeler que l’existence d’inégalités entre hommes et femmes n’est qu’apparente. La loi Roudy (1982) avait pourtant lancé une grande offensive pour en finir avec ces inégalités. Et, de façon générale, il semblerait que tous les malheurs et toutes les injustices frapperaient aujourd’hui les femmes dans le monde entier : l’actualité quotidienne étale les coups portés aux femmes, les viols et agressions sexuelles, le « machisme » des hommes qui monopolisent les barbecues (Sandrine rousseau) etc.
Il est peut-être intéressant de suivre Claudia Goldin dans sa démonstration. Nous reprenons un résumé qui a été proposé par Philippe Lacoude, jeune économiste français (jadis élève de Pascal Salin) installé aux Etats Unis[2] :
Le travail des femmes et des hommes ne saurait se comparer de façon systématique, au vu du « genre » :
1° Le niveau de formation et de compétence n’est pas le plus élevé du côté des femmes. On peut admettre un salaire différent pour celle qui n’a pas le brevet et celle qui a été major de polytechnique (il y en a eu) ;
2° L’appréciation du temps n’est pas le même entre la plupart des femmes et la plupart des hommes : elles sont plus avares de leur temps, elles veulent le garder pour leurs enfants, leurs foyers et même leurs maris ;
3° Elles investissent donc une partie de leur propre capital humain dans celui de leur progéniture, et c’est bien volontaire ;
4° Elles sont plus sensibles à la pénibilité et aux dangers du travail. Il est moins dangereux de défiler de la Bastille à la Nation !
Et Philippe Lacoude de conclure : « Les travaux de Claudia Goldin et de ses collègues de Harvard montrent que les femmes ne sont pas victimes de discrimination et que l’écart de salaire résulte presque entièrement de leurs choix personnels. »
La seule exigence à respecter dans l’étude de l’économie du travail est de se situer en situation de concurrence. Dans un marché libre, flexible, la concurrence affecte toujours les meilleures personnes aux meilleures fonctions.
[1] Cf. La Nouvelle Lettre du 18 octobre 2023 cat.Diffusion Aucun écart de salaires entre hommes et femmes
[2] Il est installé aux Etats-Unis. Il est actuellement vice-president du cabinet de conseil Algonkian Technologies Inc. Il participe à la revue libertarienne Reason. Il fait partie des 100 auteurs cités dans l’ouvrage livres Libres ! 100 idées,100 auteurs et Libres.










